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La grande conférence sociale

25 juin 2013 à 17h33
 ou l'erreur d'intitulé !
Pour la CFE-CGC, cette conférence sociale saison 2 n'aura pas été la conférence de l'emploi mais celle de la formation, essentiellement celle des demandeurs d'emplois, afin de modifier artificiellement les chiffres du chômage !
C'est une occasion manquée : les mesures annoncées ne vont pas permettre de créer ou de recréer du travail en France. La CFE-CGC avait demandé dans chaque rendez-vous préparatoire à la conférence, un vrai plan de relance de l'emploi, pas une simple feuille de route mais des actions concrètes et immédiates. Dans ce sens, ses propositions étaient nombreuses :
Revoir l'impôt sur les sociétés(IS) : actuellement les TPE et PME payent en moyenne 27 % d'IS pendant que les grands groupes du CAC 40 sont aux environs de 6 à 8 %. Cette concurrence déloyale n'est plus acceptable. Il s'agit, sans opposer les tailles d'entreprises, de redonner de l'oxygène aux TPE et PME pour qu'elles puissent de nouveau embaucher.
Rajouter deux nouveaux critères pour l'obtention du crédit impôt recherche : le dépôt de brevet en France et le développement de la filière de production en France. Aujourd'hui des groupes licencient et délocalisent leur production alors qu'ils ont touché des centaines de millions d'euros de crédit impôt recherche. La CFE-CGC craint, sans action volontaire du gouvernement, une multiplication de ces opérations. Ces licenciements ne sont pas des licenciements économiques mais stratégiques ! La CFE-CGC demande, de toute urgence, un bilan des effets du crédit d'impôt recherche.



Réindustrialiser et travailler à l'image des métiers de l'industrie pour lever les freins à l'implantation. Il faut sensibiliser les élus politiques de tous bords pour que les industries puissent s'implanter normalement sans rencontrer de blocage ou de frein supplémentaires. Un emploi créé dans l'industrie crée par ricochet 4 à 5 emplois chez les sous-traitants ou dans les métiers de services !
Développer la formation tout au long de la vie y compris chez les seniors afin qu'ils puissent développer leur employabilité, continuer leur carrière et avoir une progression salariale jusqu'à leur départ en retraite. Nous en sommes très loin aujourd'hui !
Accompagner les changements de statuts via la formation. Permettre ainsi à des techniciens, agents de maîtrise, cadres, ingénieurs ou agents des fonctions publiques de créer une SCOP, une entreprise ou de reprendre une entreprise : des dizaines de milliers d'entreprises familiales sont en attente de reprise pour la prochaine décennie ! C'est une autre façon de créer et de pérenniser des emplois...
Redonner aux jeunes perspectives et confiance dans nos dispositifs de protection sociale afin de ne pas en faire une génération sacrifiée. Tel est l'objectif de la demande CFE-CGC de prise en compte des années d'études post bac dans le calcul de la retraite.
Le discours du président de la République nous laissait envisager un nouvel élan, une prise en compte de la situation économique et sociale de notre pays. Tel n'a pas été le cas dans le discours de clôture du Premier ministre. Au final, cette conférence n’aura été que celle de la formation, celle des demandeurs d'emploi en particulier. La CFE-CGC n’y voit qu’une occasion manquée. La conférence sociale saison 3 traitera peut être de l'emploi mais à quel niveau sera le chômage à ce moment-là ?
Les salariés de l'encadrement, les agents des fonctions publiques attendaient des actes forts de la part du gouvernement pour faire cesser l’enchaînement des plans de sauvegarde de l'emploi.
Fidèle à ses valeurs, la CFE-CGC va continuer de porter des propositions concrètes, responsables, en faveur des salariés comme des entreprises car c'est ensemble que nous gagnerons la bataille de l'emploi et du pouvoir d'achat, dans une logique gagnant-gagnant !