Le snesip cfe-cgc pour la branche animation

Renégociation assurance chômage

11 juin 2013 à 11h08
Les salariés de l’encadrement méritent eux-aussi un médiateur
Un médiateur a été désigné pour rediscuter du délai de carence applicable aux intermittents.
Puisque l’accord assurance chômage que nous n’avons pas signé va être « aménagé » pour les intermittents, la CFE-CGC demande que ce médiateur nous entende sur le délai de carence qui a été porté à 6 mois pour les salariés et qui est particulièrement punitif pour les salariés encadrants que nous représentons.
 
Tous les salariés cotisent de la même façon pour être assurés contre la perte de rémunération consécutive à la perte de leur emploi. Pourquoi tous n’ont-ils pas les mêmes droits ? Pourquoi cette double peine – perte d’emploi et délai de carence de 6 mois – appliquée à ceux qui ont perçu une indemnité de licenciement ? Pourquoi un médiateur pour certains et la brutale application d’un accord contesté et inéquitable pour les autres ?
Rappelons que seuls les employeurs peuvent se féliciter de cette nouvelle convention sur l’assurance chômage, toutes les économies sont faites par ceux qui perdent leur emploi et qui en cherchent un autre. Aucun effort n’est demandé aux entreprises qui, par l’utilisation intensive qu’elles font des CDD de très courte durée, sont pourtant à l’origine de la plus grosse partie du déséquilibre des comptes de l’UNEDIC.
Nous refusons que l’encadrement soit considéré comme les parias de l’assurance chômage. Comme pour les intermittents du spectacle, rediscutons de ce délai de carence appliqué avant de percevoir les indemnités chômage pour lesquelles nous avons tous cotisé.