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Medecine du Travail

05 mars 2013 à 14h56
La mauvaise volonté
Le manque de temps consacré à la santé au travail est connu depuis longtemps. Les raisons en sont simples : le médecin du travail, qui connait les salariés et qui critique les conditions de travail, est d’une indépendance professionnelle  gênante qu’on tente de brider.
La récente réforme devait recentrer le médecin du travail sur les conditions de travail et permettre une meilleure visibilité administrative et financière des services par une gestion plus paritaire.
La CFE-CGC avait obtenu que des médecins puissent être formés plus facilement. Il fallait remettre en place des formations qui existaient il y a peu de temps encore sans passer par l’internat dont le fonctionnement est rigide (quatre ans après les études de médecine et une interdiction de reconversion vers une médecine classique). Cela permettait de compenser la pénurie organisée des médecins du travail en faisant appel aux autres médecins engagés dans les services de santé au travail et formés en parallèle.
 
Hélas ! l’État n’a toujours pas engagé les universités à organiser cette formation. Le ministère du Travail n’organise pas la mise en place de la loi par ses services déconcentrés et laisse fonctionner des gestions hasardeuses. Pire encore, l’État, par ses circulaires, rend l’insertion des médecins plus difficile. Quand on veut tuer son chien…
La CFE-CGC n’accepte pas de voir la médecine du travail s’effilocher au détriment des salariés, sans réagir. Elle exige que la loi soit appliquée avec l’appui du ministère dans les services de santé au travail mais également dans les universités : n’en ont-elles pas le devoir ?
Sinon, il resterait à organiser des charters pour inciter les étudiants en médecine à aller en Roumanie ou à s’adresser aux centres portugais Fernando-Pessoa de Toulon et de Béziers qui permettent de faire des médecins selon la loi portugaise sur le territoire français pour contourner l’impéritie des responsables français.